Raphaël M. Tshimanga (PhD Hydrologie), Conseiller de la République-CES, Directeur du CRREBaC & Ecole Régionale de l’Eau.
Les débats régionaux actuels autour des projets de transfert des eaux du bassin du Congo, du développement du Grand Inga, de la coopération entre les Etats riverains et de l’évolution des mécanismes régionaux de gouvernance de l’eau témoignent de l’émergence d’une nouvelle géopolitique de l’eau en Afrique centrale.
Une vision politique adossée à la science
Dans ce contexte, la RDC est appelée à renforcer ses capacités scientifiques, institutionnelles et diplomatiques afin de préserver ses intérêts stratégiques et d’assumer pleinement son rôle de puissance hydrique régionale.
En cohérence avec la vision portée par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, lors du Sommet de N'Djamena consacré à l'Alliance Africaine pour la Sécurité de l'Eau, il devient impératif de commanditer des études scientifiques stratégiques sur les grands projets nationaux et transfrontaliers susceptibles d'affecter les ressources en eau de la RDC, afin d'en évaluer les impacts à court, moyen et long termes, au bénéfice des générations présentes et futures.
Axes d'évaluation des études stratégiques
Ces études devront produire des analyses robustes permettant d’évaluer les impacts potentiels de ces projets sur les écosystèmes, les équilibres hydrologiques, les besoins nationaux en eau, la sécurité énergétique, la navigation, l’agriculture ainsi que les perspectives de développement économique et social à long terme.
Elles constitueront une base scientifique essentielle pour éclairer les décisions publiques, orienter les négociations régionales et renforcer les mécanismes de coopération internationale.
La sécurité hydrique commence par la connaissance. Investir dans l’eau, c’est investir dans la souveraineté, la paix, la prospérité et l’avenir de la RDC et de l’Afrique.
Construire la sécurité hydrique de la RDC par la science, l'innovation et la coopération régionale