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Atelier de la plateforme BioSE RDC : le partage d’expérience du Professeur Raphaël Tshimanga

31 March 2026 by
David Mokoli
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A l’issue de l’atelier de la plateforme Biodiversité et Services Écosystémiques (BioSE-RDC), les 26 et 27 mars derniers à Kinshasa, devant un parterre de chercheurs et de scientifiques réunis pour discuter sur la Stratégie et Plan d’Actions Nationaux pour la Biodiversité (SPANB 2025-2030), le Directeur du Centre de Recherche en Ressources en Eau du Bassin du Congo (CRREBaC), Professeur Raphaël Tshimanga, qui est en même temps Directeur de l’Ecole Régionale de l’Eau de l’Université de Kinshasa, s’est confié au micro de Vers Vert-infos pour parler de son passage à ces travaux, et proposer des pistes auxquelles recourir pour transformer la science en décisions politiques concrètes pour la biodiversité en République démocratique du Congo.

 Prenant appui sur des modèles internationaux, le Professeur Tshimanga a rappelé l’importance de structures comme la plateforme intergouvernementale sur la politique et les sciences relatives à la biodiversité ou celle dédiée aux sciences climatiques.

 « Ce sont des plateformes internationales qui existent, qui élaborent des bonnes orientations pour la gestion de la biodiversité, la gestion climatique au niveau international », a-t-il expliqué.

 Mais selon lui, l’enjeu pour la RDC se situe ailleurs. Le Directeur de l’Ecole Régionale de l’Eau a pointé une interrogation centrale : celle de la contribution nationale et de l’appropriation de ces initiatives.

 « La question, c’est quelle est notre contribution à ce qui s’est fait, à ces initiatives ? Et quel est notre niveau d’appropriation de ces initiatives au niveau national ? »

 L’atelier a justement été conçu pour répondre à ces préoccupations. Le Directeur du CRREBaC a indiqué que l’objectif était d’identifier les obstacles qui freinent l’implication de la RDC dans ces instances internationales et de réfléchir aux moyens d’améliorer les prestations du pays.

 « Alors, bien entendu, il y a des obstacles. Quels sont ces obstacles ? Et comment est-ce que nous pouvons améliorer nos contributions ? », a-t-il énuméré, précisant que l’événement réunissait des participants venus de plusieurs provinces pour réfléchir à une participation effective.

 Interrogé sur le rôle spécifique des scientifiques dans l’impact politique national, le Professeur Raphaël Tshimanga a souligné que ces plateformes fonctionnent avant tout sur la base de la gestion des connaissances.

 « Ce sont ces connaissances qui sont générées par les contributions des pays, des acteurs, des experts, et transformées en politique de gestion et de stratégie », a-t-il affirmé.

 Son rôle, en tant que chercheur, consiste donc à améliorer les cadres d’intervention. Il a insisté sur la nécessité d’appuyer la prise de décision en matière de gestion de la biodiversité, en faisant le lien direct entre les données scientifiques et l’élaboration des politiques.

 L’atelier a également été l’occasion de se pencher sur un second sujet : l’avenir de l’Institut Facultaire des Sciences (IFS). À l’issue des réflexions menées la veille, un élément clé a émergé : la sensibilisation.

Le Professeur Tshimanga a plaidé pour que les résultats issus de ces travaux dépassent le cercle des spécialistes.

 « Ces résultats doivent être plus vulgarisés en sensibilisant les parties prenantes. Et nous avons même parlé de la sensibilisation, ou bien de la traduction dans les langues vernaculaires, pour que toutes les couches sociales de notre communauté soient le plus informées », a-t-il conclu, appelant à une vulgarisation à grande échelle afin de garantir une appropriation citoyenne des enjeux de la biodiversité.

 Au terme de ces deux journées, l’ambition affichée par les scientifiques et chercheurs réunis à Kinshasa était de faire de la RDC un acteur plus visible et mieux outillé au sein des instances internationales de gouvernance environnementale.

 Ces travaux ont été organisés par le Secrétariat Général à l'Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC), avec l'appui du Projet Développement des Capacités des Experts en Biodiversité et Services Écosystémiques en Afrique centrale, de l'Ouest et de l'Est (CABES) et le soutien technique de l'ONG Juristes pour l'Environnement au Congo (JUREC). Ces assises avaient pour objectif principal, préparer la contribution du monde académique à l'atteinte des objectifs nationaux relatifs à la biodiversité.

David Mokoli 31 March 2026
 

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