Les Questions Spéciales des Sciences de l'Eau, un cours dispensé aux apprenants de la troisième cohorte de l'École Régionale de l'Eau (ERE) de l'Université de Kinshasa (Unikin). Ce cours a fait l’objet d’un séminaire organisé par l'École, le lundi 10 août 2026. Il a été animé par les Experts de la Banque Africaine de Développement (BAD) et du Projet d'Infrastructures dans le Secteur de l'Eau en République Démocratique du Congo (PRISE), financé par la BAD.
Deux exposés magistraux ont ponctué la session.
D’abord celui axé sur « les bases de planification pour la résolution des questions spéciales des sciences de l’eau: pratique de la Banque africaine de développement pour l’approvisionnement en eau potable en milieu rural », par Bruno Zali Zali, Ingénieur hydrologue et Chargé des projets du secteur de l'eau et de l'assainissement au bureau de la BAD en RDC.
« La BAD finance des projets du gouvernement congolais entre autres en matière d’infrastructures en eau. Nous sommes venus aujourd’hui à l’Ecole Régionale de l’Eau et au Centre de Recherche en Ressources en Eau du Bassin du Congo (CRREBaC) où on forme les experts des métiers de l’eau pour échanger avec eux. L’idée première était de leur faire bénéficier de notre expérience, en leur expliquant comment les projets s’exécutent, et ainsi susciter l’engouement dans le chef des Apprenants qui doivent savoir qu’ils ont une responsabilité dans la prise en charge technique des infrastructures réalisées dans le cadre du PRISE, telle est la vision de la Banque », a expliqué Bruno Zali Zali de la BAD.
La main tendue du PRISE à l’ERE
Le second exposé a été fait par l'Ingénieur Déo Nsunzu, Coordonnateur national du PRISE, ayant trait à « l’expérience pratique sur l’amélioration des infrastructures d’approvisionnement en eau potable en milieu rural ». Développant des connaissances en matière des questions de gestion des ressources en eau, l’ERE est bien placée pour répondre aux besoins futurs concernant les projets d’infrastructures réalisés par PRISE. Occasion pour le Coordonnateur national du Projet d’exprimer son intention de renforcer la collaboration avec l'École.
« Nous avons d’ores et déjà lancé un appel à candidatures aux Apprenants pour passer leur stage sur le terrain, le Projet disposant des ouvrages éparpillés dans treize provinces du pays où nous avons une centaine d’ouvrages en cours d’exécution, notamment les forages d’eau potable, les châteaux d’eau qui sont en train de sortir de terre et réseaux en cours d’installation. Il est donc important que les Apprenants palpent cette expérience et ces pratiques », a promis la Coordonnateur national Déo Nsunzu.
Satisfaction des apprenants
faisant partie intégrante des activités créditées du cours des Questions Spéciales des Sciences de l'Eau, ce séminaire a été très bénéfique pour les apprenants qui se sont dits satisfaits, remerciant ainsi les autorités de l’ERE, du PRISE et de la BAD.
« Ce séminaire était d’une grande importance pour nous et j’ai vraiment aimé personnellement. Dans les milieux ruraux, l’accès à l’eau potable étant très crucial, faire le captage avec les eaux de surface (rivières, lacs et autres) qui sont exposées aux pollutions coûte parfois trop cher. Et la solution, c’est le recours entres autres aux forages, comme le fait le Projet, avec un modèle de forage exceptionnel. Ce séminaire nous a ramené plus dans le monde professionnel et pratique, c'était vraiment intéressant », s’est réjoui Clarisse Lefuni, Apprenante dans la spécialisation Traitement des eaux usées.
À Maguy Ndiaya d’ajouter :
« De prime abord, il faudrait savoir que l’eau est une denrée indispensable à la vie et au développement d’une société. Alors ce séminaire nous a permis de comprendre les défis actuels et même futurs liés à la gestion et à la maîtrise de l’eau, mais russo en se basant sur l’expérience des infrastructures surtout dans en milieux ruraux. J’ai compris que l’accès à l’eau ne dépend pas seulement de la disponibilité de la ressource, mais également de la qualité des infrastructures, de leur entretien et de leur gestion ».
À Jonathan Kazadi de renchérir :
« Ce séminaire a constitué un pont entre ce que nous avons déjà appris et ce qui nous attend sur le terrain professionnel. C’est vraiment une belle initiative pour l’Ecole d’organiser des tels séminaires qui nous permettent d’entrer en contact avec les vrais praticiens qui connaissent le terrain », a indiqué l’Apprenant.
Pour Zelia Tshiala:
« Ce qui m’a beaucoup impressionné, c’est la méthode utilisée par le Projet pour éviter la contamination des eaux de forage: la construction des latrines spécialisées pour permettre aux communautés en milieux ruraux de disposer d’une eau de qualité dépourvue de toute pollution et contamination. C’est vraiment un élément essentiel que j’ai appris dans le cadre des questions spéciales de l’eau à travers ce séminaire ».
L’Apprenant Yowa de son côté:
« C’est un séminaire très utile pour nous en tant qu’apprenants surtout sur le plan pratique par rapport aux infrastructures de base liées à l’eau potable ».
« Ce séminaire a été d’une importance capitale parce qu’il a répondu à beaucoup de préoccupations. En tant qu’Apprenante et congolaise vivant au pays, je suis témoin des difficultés qu’éprouvent la population en matière d’accès à l’eau. Et donc ce séminaire vient proposer des solutions à ces problèmes et particulièrement avec le projet PRISE », a fait remarquer l’Apprenante Claudine Kamunga.
« Ce séminaire m’a permis de faire la lumière sur beaucoup d’enseignements acquis durant ma première année à l’ERE, ce qui a constitué un pont entre la théorie apprise et le retour d’expérience des professionnels notamment dans le cadre du PRISE », s’est exprimé Ulrich Nkouefwet.
Outre les apprenants de Master de la troisième cohorte, ce séminaire a également été ouvert aux Apprenants de la deuxième cohorte, aux Doctorants, Assistants et Stagiaires de l'Ecole Régionale de l'Eau et du Centre de Recherche en Ressources en Eau du Bassin du Congo (CRREBaC).
Signalons que le Projet de renforcement des infrastructures socio-économiques dans la zone Centre (PRISE), financé par la Banque africaine de développement (BAD) réalise plusieurs infrastructures d’intérêt public particulièrement dans le domaine de forage, afin d’offrir aux populations en milieux ruraux une eau de qualité et en quantité suffisante.
Ruben Ns Mayoni




BAD/PRISE : les questions spéciales en sciences de l’eau décortiquées lors d’un séminaire à l’ERE de l’Unikin